Un certain émoi s'est fait jour sur le type de collaboration qui s'est mise en place entre Philippe Starck et le STIF, dans le cadre de l'étude de la nouvelle carte Navigo.
Il apparaîtrait que le célèbre designer aurait proposé ses services à titre gracieux, ce qui a eu le don d'irriter un certain nombre de professionnels du design !
Tentons d'analyser froidement la situation :
- sur un plan purement déontologique, toute peine mérite salaire, et une création "gratuite" ne répond pas aux standards de la profession de designer ;
- sur le plan de l'image du designer, cela laisse entendre aux néophytes que la gratuité est une pratique courante, ce qui est dommageable ;
- sur un plan économique, cela ne change rien, de toute façon, aux affaires de Philippe Starck.
Pour ce qui concerne les motivations de Philippe Starck, trois hypothèses, parmi d'autres :
- un moment d'égarement : pas facile à croire !
- une démarche visant uniquement à conforter ou à accroître sa notoriété : peu probable...
- la volonté de contribuer au confort du francilien : difficilement défendable.
Mais agissant ainsi, il choque un certain nombre de ses confrères qui n'ont pas son aisance économique, et qui auraient certainement apprécié de réaliser la nouvelle carte Navigo moyennant rétribution.
Christophe Chaptal de Chanteloup

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